Les courtiers en ligne et l’assurance vie : petite mise au point

Les courtiers en ligne imposent leur loi sur le marché de l’assurance vie, sans complètement réussir à dominer cette dernière. Les bancassureurs maintiennent leur position avec pouvoir et les épargnants ne sont pas trop actifs. Toutefois, l’épargne en ligne ne lâche pas l’affaire et continue de mettre au point ses offres.

Des services de qualité, mais peu attractifs

Les banques et les courtiers traditionnels étaient présents sur le marché de l’épargne en France depuis 20 ans. L’assurance vie a longtemps constitué un placement très intéressant. Le e-commerce a débuté avec une ascension rapide et inattendue. Les comparateurs de prix ont également vu le jour et se sont lancés dans le tourbillon de la recherche de bons plans. Free a complètement métamorphosé le marché des télécoms avec des prix cassés, mais en gardant tout de même une bonne qualité de service. Les courtiers en ligne ne rencontrent pas le même succès auprès des investisseurs. Leur part du marché ne s’élève qu’à 3 ou 4 % contractés et à 1 % sur les contrats en cours. L’effectif des épargnants ne dépasse pas le million.

Le profil des clients de l’assurance vie en ligne.

Les clients de l’assurance vie en ligne se répartissent en quatre catégories suivant les études menées par Kantar :

  • 54 % des investisseurs possèdent un patrimoine supérieur à 75 000 euros ;
  • 46 % de ces clients ont investi plus de 30 000 euros ;
  • 56 % sont en possession de deux contrats au minimum
  • 62 % détiennent des unités de comptes.

Suivant ces statistiques, la majorité des clients des courtiers en ligne figurent dans la catégorie des investisseurs qui aiment le risque.

Les difficultés rencontrées par les courtiers en ligne

Courtier
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Les courtiers du web offrent une tarification très intéressante pour l’assurance vie avec l’absence de frais d’entrée et l’accessibilité des frais de gestion et plus de choix et de service. Malgré une offre alléchante, ils se font doubler par les banques en ligne avec une proposition unique et un assureur unique. Les banques traditionnelles continuent également d’amasser les clients avec une notoriété déjà acquise. Les investisseurs sont à l’affut d’une garantie de sécurité que les pures players ne peuvent pas satisfaire. Les robots-advisors expérimentent également cet échec alors qu’ils viennent tout juste de faire leur entrée dans le monde. La période de buzz et de levées de fonds a disparu en un clin d’œil. Cette technologie a atteint un encours honorable, mais ne permet pas de rendre le projet plus rentable.

Les investissements technologiques sont lourds pour les pures players qui n’arrivent pas encore à rentabiliser leur boite de courtier en ligne. Les réglementations prennent également 1/3 du budget informatique pour donner un semblant de garantie au client.

Le prix n’est pas un argument pertinent

Le prix ne se présente pas comme un argument suffisant pour les investisseurs d’épargne. Le manque d’informations et de compétences ne permet pas au client de prendre le risque de contacter un courtier d’épargne en ligne. Les Français ne disposent pas d’une culture de l’épargne par rapport aux pays anglo-saxons. Seuls les clients qui ont le goût du risque osent tenter l’assurance vie en ligne et profitent d’un tarif très avantageux selon les études réalisées sur le sujet. Une étude récente de Kantar démontre que la part de marché des courtiers en ligne a augmenté de 10 % avec quelques souscriptions très récentes. La diminution des taux apporte son lot d’avantages au niveau des comparatifs de frais ainsi que sur la recherche de supports variés, notamment l’immobilier. Les courtiers en ligne peuvent se vanter d’être en possession des meilleurs tarifs du marché.

Illustrations : nouvelle-epargne.fr ; finances-et-patrimoine.fr

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